Les Djihadistes d’aujourd’hui s’appelaient les Assassins il y a 1000 ans …

http://numidia-liberum.blogspot.com/2015/07/les-djihadistes-daujourdhui-sappelaient.html

Kamikaze

Les méthodes terroristes des djihado-sionistes d’aujourd’hui ne diffèrent guère de celles des Assassins [1] d’il  y a mille ans. Les préparations psychologiques, religieuses et physiques, les promesses de paradis des houris, les motivations et les contextes sont quasi-identiques. Les Assassins d’hier coopéraient avec les Croisés Francs, les djihado-sionistes sont aux ordres de l’Empire anglo-sioniste  (USsraël).
 Au sein du GIGN, une cellule analyse les méthodes et la tactique des terroristes. Elles se révèlent être très structurées, avec de véritables combattants, les Inghimassi (s’immerger ou « plonger » clandestinement et incognito dans le milieu cible انغماس). Enquête par des spécialistes français. H.G.

Les faits – Un petit détachement d’une vingtaine d’hommes, issus du GIGN [2], du RAID [2]  et la BRI [2], participent au défilé du 14 juillet, avec leurs drapeaux. Il s’agit de mettre à l’honneur les forces spéciales du ministère de l’Intérieur qui ont participé aux actions de contre-terrorisme lors des attentats de janvier.

Ces terroristes sont-ils des fous ? Des loups solitaires ? Les spécialistes français du contre-terrorisme n’en croient rien. Pour eux, les djihadistes obéissent à un « mode opératoire » de nature quasi-militaire. « Pour pouvoir leur faire face, il nous fallait comprendre comment ils agissent », explique le colonel Hubert Bonneau, commandant du GIGN. Sur le plateau de Satory, au sein du groupe d’élite de la gendarmerie, une petite équipe animée par un jeune officier doctorant en sciences politiques (dont l’identité est couverte par le secret défense) planche depuis 2012 sur la manière dont les terroristes agissent lorsqu’ils passent à l’action. Ils se sont confiés à l’Opinion.

topelement

au paradis des houris

Ces gendarmes pensent avoir compris ce qu’était « la trame, la matrice » de ces « tueries planifiées », qui se répètent régulièrement, depuis les attaques de Bombay en 2008. Avec l’aide des unités antiterroristes étrangères, cette cellule a analysé les attentats, notamment ceux d’In Aménas (Algérie), de Nairobi et de Garissa (Kenya), du Bardo et de Sousse (Tunisie), de Bruxelles et bien sûr ceux qui se sont déroulés en France (Merah, Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, etc.).

Surtout, ces enquêteurs ont lu l’abondante littérature des djihadistes, dans laquelle ceux-ci exposent leur stratégie et leurs tactiques de manière très claire. Leur grand théoricien « militaire » est Abou Moussab al-Souri, un Syrien. Il a publié un manuel de 1.600 pages, décrivant en détail ce que doit être l’action terroriste au regard des préceptes religieux. Surtout, al-Souri a critiqué Ben Laden, dont il était proche, à la fois quant à son management – un commandement très centralisé – et sa stratégie tournée vers des coups spectaculaires portés à « l’ennemi lointain », l’Occident.

Une nouvelle doctrine d’action a été élaborée, arrivant à maturité vers 2004-2005. Depuis dix ans, celle-ci « percole » dans les milieux djihadistes, jusqu’à former leur « ADN » que l’on retrouve aujourd’hui de manière quasi systématique.

Il s’agit de promouvoir des actions « décentralisées », sans ordres venant du sommet : un « solo jihad cimenté par une idéologie, un nom, relevant d’une technique de marketing et une méthode » militaire. Celle-ci a été baptisée la stratégie des « milles entailles » : faute de pouvoir porter un coup fatal à l’ennemi trop puissant, on lui inflige des centaines de petites blessures qui finiront par le terrasser.

Dans leur littérature, les djihadistes, qui annonçaient en 2005 la proclamation du califat entre 2013 et 2016 (elle a eu lieu en 2014), s’attendent à la « confrontation totale » à partir de 2016 pour une « victoire définitive » après 2020.

Au cœur de leur mode opératoire, on trouve les Inghimassi, les « immergés ». Ce sont les combattants les plus honorés, les plus valeureux pour les djihadistes, au-dessus des moudjahdines et des chahids (martyrs). Leur nom renvoie

– aux Assassins [1],

– à la lutte contre les Mongols, au XIIIe siècle, lorsque des soldats musulmans se jetaient au cœur de l’ennemi sans espoir de retour,

– ainsi qu’aux soldats pakistanais qui, bardés de bombes autour de la taille s’élançaient contre les blindés indiens lors des guerres indo-pakistanaises.

L’action de ces terroristes kamikazes n’est « licite » qu’à certaines conditions, « si et seulement si » : ils doivent évidemment agir au nom de l’islam, ne pas avoir l’intention personnelle de mourir (car le suicide est interdit par la religion), se trouver dans un rapport de force défavorable par rapport à l’ennemi et avoir l’intention d’entraîner avec soi le maximum d’ennemis dans la mort.

Échec tactique à Sousse.

Tactiquement, leurs opérations de tueries planifiées, se déroulent en trois phases : destruction, retranchement, affrontement. Les assassinats ont lieu durant un temps très court, entre 30 et 90 minutes – ce qui ne laisse pas de temps aux unités contre-terroristes pour intervenir. Un maximum de personnes est alors tué : la « courbe de létalité » grimpe très vite pour se stabiliser durant le deuxième temps, celui du retranchement – avec ou sans otages – durant lequel les terroristes sont volontairement assiégés, puisqu’ils ne cherchent pas à fuir. Au contraire, ils attendent les forces de sécurité pour pouvoir les affronter en face-à-face, au moment de leur choix. « Ils ne se rendent pas. Ils sont là pour nous affronter », indique-t-on au GIGN.

C’est là le scénario idéal pour les djihadistes, mais, comme dans toute action militaire, il est soumis à la friction de la guerre : les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu. Ainsi à Charlie Hebdo, les frères Kouachi semblent avoir été désorientés par le peu de résistance policière rencontrée dans la rédaction. Ils sont donc redescendus dans la rue, sont allés calmement au contact avec les policiers, puis les ayant repoussés ou tués, sont partis. Finalement, ils se sont enfermés dans l’imprimerie de Dammartin-en-Gôele, expliquant au patron qu’ils attendaient l’arrivée du GIGN pour le massacrer… Et lorsque les gendarmes ont été sur place, les deux frères sont sortis d’eux-mêmes pour affronter l’unité d’élite.

A Sousse, le jeune Tunisien n’a pas pu passer à la deuxième phase (retranchement) parce qu’il avait utilisé la totalité de ses munitions sur la plage, faisant ainsi preuve, en termes militaires, d’une mauvaise maîtrise du feu. A Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Yassin Sahli n’est pas parvenu à faire exploser les bonbonnes de gaz et d’acétone de l’usine Air Products. Son échec tactique explique sans doute le fait que l’action n’a pas été revendiquée. Au royaume du djihad, n’est pas Imghimassi qui veut !

En revanche, les frères Kouachi le sont désormais bel et bien. Les journaux djihadistes disponibles sur le Net comme Inspire ou al-Risalah, font figurer les deux Français dans la galerie de leurs héros aux côtés de Ben Laden ou de Zarkaoui.

Source :  http://www.lopinion.fr/9-juillet-2015/djihadisme-tueries-planifiees-mode-d-emploi-26093

[1]  Les Croisés et les Assassins

Vers l’an 1090, Hassan Al-Sabbah, un chef de secte chiite ismaélienne, les Nizârites, crée une organisation terroriste à l’échelle du Moyen Orient : les Assassins, et invente les attentats-suicides ou kamikazes. Pendant près de deux siècles, cette secte se donne pour « mission officielle » de lutter contre l’invasion du Moyen Orient par les Turcs seldjoukides, puis par les Mongols, mais l’objectif réel est la régénération du califat fatimide (chiite) décadent. Mille ans plus tard, Oussama Ben Laden, un chef de secte islamiste, d’obédience sunnite wahhabite, crée, avec l’aide de la CIA, une organisation terroriste similaire : Al-Qaïda. Son objectif ? Rétablir le califat sunnite sur le monde arabe, puis sur le monde islamique puis sur le reste du monde.  le terme Assassin vient « Hashashines » : ceux qui se droguent au Hashish avant d’accomplir leur « mission » suicide consistant à tuer un maximum de gens innocents.
Voir aussi :

Le Terrorisme islamiste ne date d’aujourd’hui

[2] GIGN : Le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d’élite de la Gendarmerie nationale française, spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme, de libération d’otages, de lutte contre le grand banditisme, d’observation-recherche et de sécurité-protection.Le GIGN dispense également de nombreuses formations, tant sur le plan national qu’international. Sa devise est « S’engager pour la vie ».

RAID : Recherche, assistance, intervention, dissuasion. Le RAID est une unité d’élite de la Police nationale française.

BRI : Les Brigades de recherche et d’intervention (B.R.I.) sont des unités d’enquête et d’intervention de la police judiciaire française.

Hannibal GENSERIC

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